<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/"><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/</link><title>sixte</title><description>sixte</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 20:14:42 +0200</lastBuildDate><pubDate>Fri, 18 May 2012 20:14:42 +0200</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120518201350/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120513205407/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120505210857/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120505195209/pour-fred/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120503152144/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120501174659/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120501164220/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120429180818/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120429180519/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120429180417/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120422060329/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120412175007/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120407181945/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120318215835/i-ll-survive/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120318204558/memo-19-mars-2012/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120518201350/"><title>2012/05/18 20:13:50</title><description>
C'est la fête, dans mon cerveau c'est la fête.
Les mélanges, la journée. Tout se mêle.
Tout s'emmêle, Ô joie !
C'est la fête à Trifouillis-les-oies.
Mon sexe mou, ton visage consentant. 
Tout s'emmêle, ça se démène, on œuvre. 
Pour faire une chanson je n'ai pas besoin de toi.
Mais tu es là, près de mon sexe mou
Qui s'évertue à ne pas accomplir de prouesses.
Je t'invite à observer si jamais la fumée blanche apparaît.
Parce que de mes conclaves naissent de grandes idées.
Parce que par le tuyau ne s'échappe que du bon.
On marche, on marche, à perpète.
Mais tant que tu es près de mon sexe mou
Je t'absous, mon grand, de ta rêverie. 
</description><content:encoded><![CDATA[<br />
C’est la fête, dans mon cerveau c’est la fête.<br />
Les mélanges, la journée. Tout se mêle.<br />
Tout s’emmêle, Ô joie !<br />
C’est la fête à Trifouillis-les-oies.<br />
Mon sexe mou, ton visage consentant. <br />
Tout s’emmêle, ça se démène, on œuvre. <br />
Pour faire une chanson je n’ai pas besoin de toi.<br />
Mais tu es là, près de mon sexe mou<br />
Qui s’évertue à ne pas accomplir de prouesses.<br />
Je t’invite à observer si jamais la fumée blanche apparaît.<br />
Parce que de mes conclaves naissent de grandes idées.<br />
Parce que par le tuyau ne s’échappe que du bon.<br />
On marche, on marche, à perpète.<br />
Mais tant que tu es près de mon sexe mou<br />
Je t’absous, mon grand, de ta rêverie. <br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120518201350/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-05-18T20:13:50+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120513205407/"><title>2012/05/13 20:54:07</title><description>C'est un éternel aller-retour. Marie, toujours. Je la retrouve diluée dans la chaleur de Paris. Diminuée, en sueur, elle se hâte encore. Sans cesse je reviens à Marie, depuis six ans maintenant. Entre nous une indéfectible fidélité. Elle me colle à la peau tandis que je la quitte. 
Marie c'est un peu mon Eugénie Grandet, celle de mes douze ans, quand je la défendais. Naïve et intacte avant que l'on ne détruise tout. Marie c'est de nombreuses années d'infamie. Dans le métro des gens poussent un cri, des mendiants jouent « La Vie en rose », il y a comme un air de printemps, il y a comme un air de changement. J'emprunte les allées, il fait lourd, je demande mon chemin. Perdu dans mon territoire, perdu à Paris. La chaleur annihile mes sens, mes instincts de prédateur. Je suis un peu hébété, un peu perdu, je la cherche, j'ai eu la vision subreptice de la voir entrer dans une rame. J'embarque, nous sommes sur la ligne douze, il fait très chaud, je m'escamote. Marie fond dans la foule, elle la bouffe, l'avale puis la digère. Elle survit, dans ma tête elle est là. Je suis de ces bâtisseurs d'empire désespérés, de mes rêves je fais une armée, de mes rêves je fais une idée. 
Nous sommes, donc, dans le métro. Je dépose mon obole dans le panier de la gitane, ils jouent « Mazel Tov/Simentov »…  Je suis un peu ivre, je poursuis Marie. Notre Dame-de-Lorette, je quitte la rame, toujours dans la nuée de mon fantôme. Peut-être suis-je ivre, peut-être suis-je défoncé, je suis mes mirages. Marie n'est qu'une petite fille dans la flaque, nous avons le même âge, douze-ans. Notre avenir personnel est sombre mais nous prenons le bâton pour marcher, marcher… Parce que du haut de notre dizaine, nous envisageons l'avenir avec appétit et envie. 
Marie et moi, dans la rue, réconciliés. J'aurais donc toujours douze ans. Dans mes lectures, dans mes émotions, je chuchote « Tais-toi, écoute le murmure de la vague qu'on entend pas… »
</description><content:encoded><![CDATA[C’est un éternel aller-retour. Marie, toujours. Je la retrouve diluée dans la chaleur de Paris. Diminuée, en sueur, elle se hâte encore. Sans cesse je reviens à Marie, depuis six ans maintenant. Entre nous une indéfectible fidélité. Elle me colle à la peau tandis que je la quitte. <br />
Marie c’est un peu mon Eugénie Grandet, celle de mes douze ans, quand je la défendais. Naïve et intacte avant que l’on ne détruise tout. Marie c’est de nombreuses années d’infamie. Dans le métro des gens poussent un cri, des mendiants jouent « La Vie en rose », il y a comme un air de printemps, il y a comme un air de changement. J’emprunte les allées, il fait lourd, je demande mon chemin. Perdu dans mon territoire, perdu à Paris. La chaleur annihile mes sens, mes instincts de prédateur. Je suis un peu hébété, un peu perdu, je la cherche, j’ai eu la vision subreptice de la voir entrer dans une rame. J’embarque, nous sommes sur la ligne douze, il fait très chaud, je m’escamote. Marie fond dans la foule, elle la bouffe, l’avale puis la digère. Elle survit, dans ma tête elle est là. Je suis de ces bâtisseurs d’empire désespérés, de mes rêves je fais une armée, de mes rêves je fais une idée. <br />
Nous sommes, donc, dans le métro. Je dépose mon obole dans le panier de la gitane, ils jouent « Mazel Tov/Simentov »…  Je suis un peu ivre, je poursuis Marie. Notre Dame-de-Lorette, je quitte la rame, toujours dans la nuée de mon fantôme. Peut-être suis-je ivre, peut-être suis-je défoncé, je suis mes mirages. Marie n’est qu’une petite fille dans la flaque, nous avons le même âge, douze-ans. Notre avenir personnel est sombre mais nous prenons le bâton pour marcher, marcher… Parce que du haut de notre dizaine, nous envisageons l’avenir avec appétit et envie. <br />
Marie et moi, dans la rue, réconciliés. J’aurais donc toujours douze ans. Dans mes lectures, dans mes émotions, je chuchote « Tais-toi, écoute le murmure de la vague qu’on entend pas… »<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120513205407/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-05-13T20:54:07+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120505210857/"><title>2012/05/05 21:08:57</title><description>Nous retrouvons des nouvelles fraîches de la campagne en direct du secteur des Désaxés… Hum, alors Jean-Philippe ?
-	Eh bien il pleut.
-	Mais… encore Jean-Philippe ?
-	Je joue de la batterie tout seul en écoutant Supertramp.
-	Mais euh… le secteur des Désaxés Jean-Philippe ?
-	Eh bien Marie-Adélaïde vient de perdre son bas tandis que La Fontaine reprend la balle et c'est une TOUCHE pour l'équipe… Une touche que…
-	Jean-Philippe ?
-	Oui ? Donc une touche que nous allons vivre en direct. La Fontaine s'approche du point de touche avec en soutien Molière… Nous allons vivre cette touche en direct et… Oh oui ! C'est… une… Ah, non. Enfin si peut-être. On ne voit pas bien peut-être l'arbitrage vidéo nous aidera et…
-	Jean-Philippe peut-on dire que c'est u point en faveur de l'aile gauche du secteur des Désaxés ?
-	Eh bien je ne saurais vous dire, je suis en train de jouer de la flûte à bec. Mais Parmentier s'approche des 22 mètres.
-	On est en train de vivre de grands moments grâce à vous Jean-Philippe. Peut-être va-t-on marquer à gauche.
-	AH ! OH ! Auguste Comte fait un contre formidââââble, l'aile droite revient en force !
-	Mais ça ne laissera pas insensible Claude-Henri qui rabat sa défense avec fougue.
-	Ah ! Je ne saurais dire…
-	Oui ben dîtes un peu quand même Jean-Philippe sans vouloir vous bousculer !
-	Eh bien… euh… Pour l'aile gauche mieux vaut attendre demain !
</description><content:encoded><![CDATA[Nous retrouvons des nouvelles fraîches de la campagne en direct du secteur des Désaxés… Hum, alors Jean-Philippe ?<br />
-	Eh bien il pleut.<br />
-	Mais… encore Jean-Philippe ?<br />
-	Je joue de la batterie tout seul en écoutant Supertramp.<br />
-	Mais euh… le secteur des Désaxés Jean-Philippe ?<br />
-	Eh bien Marie-Adélaïde vient de perdre son bas tandis que La Fontaine reprend la balle et c’est une TOUCHE pour l’équipe… Une touche que…<br />
-	Jean-Philippe ?<br />
-	Oui ? Donc une touche que nous allons vivre en direct. La Fontaine s’approche du point de touche avec en soutien Molière… Nous allons vivre cette touche en direct et… Oh oui ! C’est… une… Ah, non. Enfin si peut-être. On ne voit pas bien peut-être l’arbitrage vidéo nous aidera et…<br />
-	Jean-Philippe peut-on dire que c’est u point en faveur de l’aile gauche du secteur des Désaxés ?<br />
-	Eh bien je ne saurais vous dire, je suis en train de jouer de la flûte à bec. Mais Parmentier s’approche des 22 mètres.<br />
-	On est en train de vivre de grands moments grâce à vous Jean-Philippe. Peut-être va-t-on marquer à gauche.<br />
-	AH ! OH ! Auguste Comte fait un contre formidââââble, l’aile droite revient en force !<br />
-	Mais ça ne laissera pas insensible Claude-Henri qui rabat sa défense avec fougue.<br />
-	Ah ! Je ne saurais dire…<br />
-	Oui ben dîtes un peu quand même Jean-Philippe sans vouloir vous bousculer !<br />
-	Eh bien… euh… Pour l’aile gauche mieux vaut attendre demain !<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120505210857/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-05-05T21:08:57+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120505195209/pour-fred/"><title>Pour Fred.</title><description>Je passe et je repasse, pour une fois.
Ainsi je n'entends plus les aboiements.
Sur une estrade ou au parterre, c'est pareil.
Quand on a les dents pour mordre ou pour se faire.
C'est pas pareil.
Entre les gouttes, entre les cris, je passe, je repasse.
Et les autres, j'espère, ils ne passeront pas.
Parce que je suis homme à croire
Parce que je suis homme à espérer
Pour un peu plus que moi, 
Pour un peu plus que mon quartier.
Pour un peu plus que mon pays.
Quand on est né errant, on voit plus grand.
On va gagner, gamin, je te le dis.
Je te le chuchote pour te rassurer.
Et si tu broies du noir, penses à ailleurs.
Penses à demain.
Parce qu'il n'y a pas plus grand soleil 
Qu'aux lendemains de grands orages.
</description><content:encoded><![CDATA[Je passe et je repasse, pour une fois.<br />
Ainsi je n’entends plus les aboiements.<br />
Sur une estrade ou au parterre, c’est pareil.<br />
Quand on a les dents pour mordre ou pour se faire.<br />
C’est pas pareil.<br />
Entre les gouttes, entre les cris, je passe, je repasse.<br />
Et les autres, j’espère, ils ne passeront pas.<br />
Parce que je suis homme à croire<br />
Parce que je suis homme à espérer<br />
Pour un peu plus que moi, <br />
Pour un peu plus que mon quartier.<br />
Pour un peu plus que mon pays.<br />
Quand on est né errant, on voit plus grand.<br />
On va gagner, gamin, je te le dis.<br />
Je te le chuchote pour te rassurer.<br />
Et si tu broies du noir, penses à ailleurs.<br />
Penses à demain.<br />
Parce qu’il n’y a pas plus grand soleil <br />
Qu’aux lendemains de grands orages.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120505195209/pour-fred/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-05-05T19:52:09+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120503152144/"><title>2012/05/03 15:21:44</title><description>M'en voudrez-vous si je vous dis que je suis né ici ?
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis que je viens de là-bas ?
Vous froisserais-je si je vous dis que je rêve d'ailleurs ?
Et si je vous révèle que j'ai eu la chance inouïe de ne pas mourir ni de faim ni de froid ?
J'aime la terre, je suis un taiseux, je ne renie rien mais vous ne m'empêcherez pas de croire que j'ai cet héritage en partage.
J'aime mon pays mais je n'oublie pas que d'autres l'ont aimé avant moi.
Que certains l'ont payé chèrement de leur vie, que certains l'ont choisi.
Et moi j'en suis l'héritier précaire, de cette bonne terre que je vois.
Parce que si demain il n'y avait plus que vous et moi, nous serions complètement éteints. 
Et nos rêves les plus fous engloutis par nos instincts les plus bas.
</description><content:encoded><![CDATA[M’en voudrez-vous si je vous dis que je suis né ici ?<br />
M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis que je viens de là-bas ?<br />
Vous froisserais-je si je vous dis que je rêve d’ailleurs ?<br />
Et si je vous révèle que j’ai eu la chance inouïe de ne pas mourir ni de faim ni de froid ?<br />
J’aime la terre, je suis un taiseux, je ne renie rien mais vous ne m’empêcherez pas de croire que j’ai cet héritage en partage.<br />
J’aime mon pays mais je n’oublie pas que d’autres l’ont aimé avant moi.<br />
Que certains l’ont payé chèrement de leur vie, que certains l’ont choisi.<br />
Et moi j’en suis l’héritier précaire, de cette bonne terre que je vois.<br />
Parce que si demain il n’y avait plus que vous et moi, nous serions complètement éteints. <br />
Et nos rêves les plus fous engloutis par nos instincts les plus bas.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120503152144/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-05-03T15:21:44+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120501174659/"><title>2012/05/01 17:46:59</title><description>Adolescents enlacés sous la lumière de la ville.
Où êtes-vous ?
J'ai froid, j'ai faim. Je n'entends plus vos cris.
Je suis né de passage.
Ici ou ailleurs c'est pareil, je suis presque là.
C'est partout comme ça ?
Et quand-on entend plus rien, c'est triste.
Alors j'écris.
Entre somnolences et ivresses.
Je suis votre serviteur.
Je fume, je bois, comme dans un cauchemar.
J'aime aussi.
C'est actif, c'est effectif.
Comme dans une nouvelle de gare.
Moi je suis de là.
Où de nulle part, ça me va.
On fait des bêtises près d'un bois.
On se chuchote des secrets.
Moi, tant qu'on me dit, ça me va.
Trop faible pour ces jeux-là.
Qu'on me chante l'enfance et ses souvenirs ourdis.
Que l'on m'enchante de poèmes de Jean de la Croix.
Que l'on m'invente une chanson qui dise tout et rien.
Que l'on dorme sereinement à mes côtés.
Qu'on m'écrive autre chose que des lettres d'adieux.
</description><content:encoded><![CDATA[Adolescents enlacés sous la lumière de la ville.<br />
Où êtes-vous ?<br />
J’ai froid, j’ai faim. Je n’entends plus vos cris.<br />
Je suis né de passage.<br />
Ici ou ailleurs c’est pareil, je suis presque là.<br />
C’est partout comme ça ?<br />
Et quand-on entend plus rien, c’est triste.<br />
Alors j’écris.<br />
Entre somnolences et ivresses.<br />
Je suis votre serviteur.<br />
Je fume, je bois, comme dans un cauchemar.<br />
J’aime aussi.<br />
C’est actif, c’est effectif.<br />
Comme dans une nouvelle de gare.<br />
Moi je suis de là.<br />
Où de nulle part, ça me va.<br />
On fait des bêtises près d’un bois.<br />
On se chuchote des secrets.<br />
Moi, tant qu’on me dit, ça me va.<br />
Trop faible pour ces jeux-là.<br />
Qu’on me chante l’enfance et ses souvenirs ourdis.<br />
Que l’on m’enchante de poèmes de Jean de la Croix.<br />
Que l’on m’invente une chanson qui dise tout et rien.<br />
Que l’on dorme sereinement à mes côtés.<br />
Qu’on m’écrive autre chose que des lettres d’adieux.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120501174659/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-05-01T17:46:59+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120501164220/"><title>2012/05/01 16:42:20</title><description>Un jour j'ai été jeune.
Ma main dans mes cheveux. 
Le vent dans mon dos.
Le soleil sur mon visage.
Le piano au loin.
Un jour j'y ai cru.
A ce rêve un peu fou.
A l'éternité de l'âme.
Aux sentiments vrais.
A l'engagement, au désintéressement.
Un jour j'ai été jeune.
C'était miraculeux, magnifique.
C'était doux-ardent.
Acceptable, présentable.
Visitable, potable quoi.
Je flirtais avec l'envie.
Je dansais avec les yeux.
Der Wanderer dans les oreilles.
L'embrun de face.
Les planches, droites ou gauches.
La mer, de loin, j'aimais.
Aimer est un luxe.
Être jeune l'était.
</description><content:encoded><![CDATA[Un jour j’ai été jeune.<br />
Ma main dans mes cheveux. <br />
Le vent dans mon dos.<br />
Le soleil sur mon visage.<br />
Le piano au loin.<br />
Un jour j’y ai cru.<br />
A ce rêve un peu fou.<br />
A l’éternité de l’âme.<br />
Aux sentiments vrais.<br />
A l’engagement, au désintéressement.<br />
Un jour j’ai été jeune.<br />
C’était miraculeux, magnifique.<br />
C’était doux-ardent.<br />
Acceptable, présentable.<br />
Visitable, potable quoi.<br />
Je flirtais avec l’envie.<br />
Je dansais avec les yeux.<br />
Der Wanderer dans les oreilles.<br />
L’embrun de face.<br />
Les planches, droites ou gauches.<br />
La mer, de loin, j’aimais.<br />
Aimer est un luxe.<br />
Être jeune l’était.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120501164220/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-05-01T16:42:20+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120429180818/"><title>2012/04/29 18:08:18</title><description>Tout doucement tes pas dans les siens.
Et lorsque la tempête frappera
Tu te détourneras mollement.
Et la brèche de votre rupture
Saignera par légers flots.
Et un jour peut-être tu te diras
Que tes pas à nouveau tu caleras. 
</description><content:encoded><![CDATA[Tout doucement tes pas dans les siens.<br />
Et lorsque la tempête frappera<br />
Tu te détourneras mollement.<br />
Et la brèche de votre rupture<br />
Saignera par légers flots.<br />
Et un jour peut-être tu te diras<br />
Que tes pas à nouveau tu caleras. <br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120429180818/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-04-29T18:08:18+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120429180519/"><title>2012/04/29 18:05:19</title><description>Il était une fois…
Un vallon, une rivière.
Nous étions nus, nous étions deux.
Il était une fois…
Nous étions amoureux.
Ensemble, pour une fois.
Il était une fois…
Tu me racontais des histoires.
Je riais, je t'embrassais.
Il était une fois…
Je vibrais au son de ta voix.
Je te touchais, j'étais gai.
Il était une fois…
Une histoire qui devait durer.
Une envie partagée.
Il était une fois…
Toutes les plus belles histoires ont une fin.
Et les histoires ça te tue.
</description><content:encoded><![CDATA[Il était une fois…<br />
Un vallon, une rivière.<br />
Nous étions nus, nous étions deux.<br />
Il était une fois…<br />
Nous étions amoureux.<br />
Ensemble, pour une fois.<br />
Il était une fois…<br />
Tu me racontais des histoires.<br />
Je riais, je t’embrassais.<br />
Il était une fois…<br />
Je vibrais au son de ta voix.<br />
Je te touchais, j’étais gai.<br />
Il était une fois…<br />
Une histoire qui devait durer.<br />
Une envie partagée.<br />
Il était une fois…<br />
Toutes les plus belles histoires ont une fin.<br />
Et les histoires ça te tue.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120429180519/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-04-29T18:05:19+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120429180417/"><title>2012/04/29 18:04:17</title><description>Je suis le chemin des nervures de ton corps.
Ta peau glabre que je couvre de mille baisers.
La courbe de ton dos que j'effleure. 
Les instants précieux qui vont disparaître.
J'hume ton odeur, je colle mon cœur contre le tiens.
Je m'empresse d'en profiter, de m'en délecter.
Car le temps me manque et l'envie se dérobe si vite.
Ta bouche est un secret, le reste un mystère.
Je suis libéral, radical, révolutionnaire.
Je suis, je fus, maintes fois. Je serai en toi.
Je te prends d'assaut, je te conquiers.
La musique crie si fort que j'en tremble.
Et tes battements, tes mouvements frémissent.
Mon toucher n'aura jamais été si précis.
Mes sensations imbibées de frissons fripons. 
Mais je suis épuisé de vivre, si fatigué d'éprouver.
Je voudrais me fondre, me confondre.
Me planter dans le creux de tes reins. 
Je voudrais tout oublier, être ébloui.
Oublier que tu n'es pas là.
</description><content:encoded><![CDATA[Je suis le chemin des nervures de ton corps.<br />
Ta peau glabre que je couvre de mille baisers.<br />
La courbe de ton dos que j’effleure. <br />
Les instants précieux qui vont disparaître.<br />
J’hume ton odeur, je colle mon cœur contre le tiens.<br />
Je m’empresse d’en profiter, de m’en délecter.<br />
Car le temps me manque et l’envie se dérobe si vite.<br />
Ta bouche est un secret, le reste un mystère.<br />
Je suis libéral, radical, révolutionnaire.<br />
Je suis, je fus, maintes fois. Je serai en toi.<br />
Je te prends d’assaut, je te conquiers.<br />
La musique crie si fort que j’en tremble.<br />
Et tes battements, tes mouvements frémissent.<br />
Mon toucher n’aura jamais été si précis.<br />
Mes sensations imbibées de frissons fripons. <br />
Mais je suis épuisé de vivre, si fatigué d’éprouver.<br />
Je voudrais me fondre, me confondre.<br />
Me planter dans le creux de tes reins. <br />
Je voudrais tout oublier, être ébloui.<br />
Oublier que tu n’es pas là.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120429180417/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-04-29T18:04:17+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120422060329/"><title>2012/04/22 06:03:29</title><description>Tu n'as plus en écho que ce silence ébréché.
Et ton âme peu inspirée va se trouver où se cacher.
Dans le contraste clair obscur se nichent les illusions.
Alors pourquoi dormir ? Pourquoi baiser ? Pourquoi manger ?
Parce que la vie est ainsi destinée mon fils.
« Oh, oh let me… Oh let me… »
Tu aspires à l'élévation de l'âme, tu aspires à la paix.
Alors comme ces chants de Purcell tu supplies plus grand que toi.
Tu attends tétanisé d'entendre enfin cette nouvelle voix.
</description><content:encoded><![CDATA[Tu n’as plus en écho que ce silence ébréché.<br />
Et ton âme peu inspirée va se trouver où se cacher.<br />
Dans le contraste clair obscur se nichent les illusions.<br />
Alors pourquoi dormir ? Pourquoi baiser ? Pourquoi manger ?<br />
Parce que la vie est ainsi destinée mon fils.<br />
« Oh, oh let me… Oh let me… »<br />
Tu aspires à l’élévation de l’âme, tu aspires à la paix.<br />
Alors comme ces chants de Purcell tu supplies plus grand que toi.<br />
Tu attends tétanisé d’entendre enfin cette nouvelle voix.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120422060329/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-04-22T06:03:29+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120412175007/"><title>2012/04/12 17:50:07</title><description>C'est la tempête. Le téléphone muet, la pluie qui vient se briser contre les vitres. Sur la plage une femme se lamente, elle dit qu'elle a perdu son enfant, celui qu'elle a porté si longtemps, jusqu'à ce que son ventre bas éclate. Maintenant il n'est plus et elle n'a pour compagnie que quelques chiens errants.
C'est la tempête. Rien ne bouge alors que tout est mouvement. C'est cet indicible contraste saisissant qui te pétrifie. Et puis on ne sait jamais ce qui vient après la tempête. Le calme, le vide ? Comme une porte débouchant sur du rien.
C'est la tempête. Les bateaux s'agitent sur l'eau tels de ridicules fétus de paille. Tu aimes ça, les éléments qui se déchaînent, l'incertitude et la précarité de ta propre sécurité. Le calfeutrage douillet de la maison. Il y a quelque chose de rassurant mais aussi de fractal.
C'est la tempête. Tu bois ton calice jusqu'à la lie. A mourir pour mourir autant que ce soit liquoreux et fruité. Seulement tu seras seul, seulement tu n'auras pas de bras dans lesquels te blottir, pas d'yeux pour pleurer. Tu seras seul face à la vérité.
</description><content:encoded><![CDATA[C’est la tempête. Le téléphone muet, la pluie qui vient se briser contre les vitres. Sur la plage une femme se lamente, elle dit qu’elle a perdu son enfant, celui qu’elle a porté si longtemps, jusqu’à ce que son ventre bas éclate. Maintenant il n’est plus et elle n’a pour compagnie que quelques chiens errants.<br />
C’est la tempête. Rien ne bouge alors que tout est mouvement. C’est cet indicible contraste saisissant qui te pétrifie. Et puis on ne sait jamais ce qui vient après la tempête. Le calme, le vide ? Comme une porte débouchant sur du rien.<br />
C’est la tempête. Les bateaux s’agitent sur l’eau tels de ridicules fétus de paille. Tu aimes ça, les éléments qui se déchaînent, l’incertitude et la précarité de ta propre sécurité. Le calfeutrage douillet de la maison. Il y a quelque chose de rassurant mais aussi de fractal.<br />
C’est la tempête. Tu bois ton calice jusqu’à la lie. A mourir pour mourir autant que ce soit liquoreux et fruité. Seulement tu seras seul, seulement tu n’auras pas de bras dans lesquels te blottir, pas d’yeux pour pleurer. Tu seras seul face à la vérité.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120412175007/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-04-12T17:50:07+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120407181945/"><title>2012/04/07 18:19:45</title><description>Habe dein Lust an den Herren. 
Dans les puits de l'éternité tu t'abreuves.
Parce que la marche, ça use.
Aux saints sacrés tu t'abreuves.
Aux cépages bigarrés aussi.
Le docteur t'a dit votre foie va éclater.
Et si le cœur l'emporte ce sera mieux.
Au saveurs célestes tu goûteras. 
Et dans l'Olympe des ratés tu seras.
Parce que la marche, ça use.
Et à la fin de ta phrase tu n'apposeras pas de point.
Pas le temps, pas la force, sur ton clavier tu t'écroules.
Tour d'écrou, de Babel ou que sais-je…
Tu prêtes l'oreille aux chanteurs divins.
L'icône tu briseras, parce que, chez nous
On brise les icônes, on a les tables de la Loi.
Et pour une fois Chopin aura la voix.
Dans une cité grise de Pologne.
Il brillera sur un vieux Steiner dézingué. 
Et le grand sommeil finira bien par l'emporter.
La lutte est charnelle.
La lutte et spirituelle.
Et sur ces deux chapitres tu ne l'emportes pas.
</description><content:encoded><![CDATA[Habe dein Lust an den Herren. <br />
Dans les puits de l’éternité tu t’abreuves.<br />
Parce que la marche, ça use.<br />
Aux saints sacrés tu t’abreuves.<br />
Aux cépages bigarrés aussi.<br />
Le docteur t’a dit votre foie va éclater.<br />
Et si le cœur l’emporte ce sera mieux.<br />
Au saveurs célestes tu goûteras. <br />
Et dans l’Olympe des ratés tu seras.<br />
Parce que la marche, ça use.<br />
Et à la fin de ta phrase tu n’apposeras pas de point.<br />
Pas le temps, pas la force, sur ton clavier tu t’écroules.<br />
Tour d’écrou, de Babel ou que sais-je…<br />
Tu prêtes l’oreille aux chanteurs divins.<br />
L’icône tu briseras, parce que, chez nous<br />
On brise les icônes, on a les tables de la Loi.<br />
Et pour une fois Chopin aura la voix.<br />
Dans une cité grise de Pologne.<br />
Il brillera sur un vieux Steiner dézingué. <br />
Et le grand sommeil finira bien par l’emporter.<br />
La lutte est charnelle.<br />
La lutte et spirituelle.<br />
Et sur ces deux chapitres tu ne l’emportes pas.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120407181945/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-04-07T18:19:45+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120318215835/i-ll-survive/"><title>I'll survive.</title><description>Comme un jour désintégrant la nuit, tu as vu le puits. 
Sans fonds, sans fars, sans rien, tu l'as vu nu, le cul à l'air.
Et là où on aurait troussé la bonne tu brasses de l'air.
Tes poumons entachés tu humes gaillardement l'air.
Rien ne vaut la senteur viciée d'une ville à l'agonie.
Tu erres sans but dans les rues de Paris la communarde.
Il fait jour, puis nuit, tu ne sais plus où donner de la tête.
Et les fantômes jaillissent, c'est normal, c'est la nuit.
Tu lèves ton verre pour les amadouer. Tu le jettes parterre.
A la russe ! A la hussarde ! Tu montes des chevaux
D'ici et de l'au-delà. Tu montes fièrement.
Ta monture jamais ne se plaint, brave bête.
Les parisiens toujours gémissent.
Toi tu t'en fous, tu bois, jusqu'à la lie. 
« A mourir pour mourir » je ne choisis pas.
Pourvu que mes artères tiennent jusqu'à la fin.
</description><content:encoded><![CDATA[Comme un jour désintégrant la nuit, tu as vu le puits. <br />
Sans fonds, sans fars, sans rien, tu l’as vu nu, le cul à l’air.<br />
Et là où on aurait troussé la bonne tu brasses de l’air.<br />
Tes poumons entachés tu humes gaillardement l’air.<br />
Rien ne vaut la senteur viciée d’une ville à l’agonie.<br />
Tu erres sans but dans les rues de Paris la communarde.<br />
Il fait jour, puis nuit, tu ne sais plus où donner de la tête.<br />
Et les fantômes jaillissent, c’est normal, c’est la nuit.<br />
Tu lèves ton verre pour les amadouer. Tu le jettes parterre.<br />
A la russe ! A la hussarde ! Tu montes des chevaux<br />
D’ici et de l’au-delà. Tu montes fièrement.<br />
Ta monture jamais ne se plaint, brave bête.<br />
Les parisiens toujours gémissent.<br />
Toi tu t’en fous, tu bois, jusqu’à la lie. <br />
« A mourir pour mourir » je ne choisis pas.<br />
Pourvu que mes artères tiennent jusqu’à la fin.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120318215835/i-ll-survive/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-03-18T21:58:35+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.sixte.gayattitude.com/20120318204558/memo-19-mars-2012/"><title>Mémo 19 mars 2012</title><description>Vivre.</description><content:encoded><![CDATA[Vivre.]]></content:encoded><link>http://blog.sixte.gayattitude.com/20120318204558/memo-19-mars-2012/</link><dc:creator>sixte</dc:creator><dc:date>2012-03-18T20:45:58+01:00</dc:date></item></rdf:RDF>
