J'écoute : Chopin
Je regarde : Les Yeux sans visage
Je lis : Mauvignier
Je joue : Le matin exclusivement
Je mange : Pas assez
Je bois : Presque plus
Je cite : Le moins possible
Je pense : Ergo sum
Je rêve : J'ai une psy, merci. Même deux.
(mis à jour vendredi 23 octobre 2009 à 00:06)

12/01/2010

12/01/10 - 15:22

La mâchoire se déserre sous la culbute de la vodka, dessous le désert blanc. C'est étrange, je me dis, cette foutue impression de devoir y passer à chaque fois que je prends l'avion. Ces idées déliées qui m'avertissent que c'est la fin. Mais toutes les plus belles histoires ont une fin, n'est-ce pas mon beau Messie ? Ça m'émeut ce gros tas de poussière d'ange.
J'arrive, merci Lilly, C. attend derrière cette grande vitre bariolée d'auto-collants. J'y suis, nom de Lui, plus de demi-tour envisageable. Je me livre dans la fosse aux lions, heureusement que je ne suis plus vraiment comestible.
C., putain, j'ai l'impression que ça fait une éternité. Des années d'exil, bien loin de tout, de tous, peut-être aussi d'un toi. Et, ici, c'est comment l'enfer ?
Back to the DDR ! Oué Coco montre-moi du gratte-ciel stalinien, de la perspective brejnevienne, montre-moi comment on grimpe aux rideaux, rouges.
Ah oui, l'alcool, goulu que je suis. Il coule à flots, pour presque rien. Je m'imbibe, je transcende. A Paris on m'a probablement déjà oublié alors je fuis. Fuir c'est inélégant mais tellement pratique. La tête qui tourne, la langue qui se réchauffe, le front aussi.
Dans la cuisine de L. il fait terriblement chaud. Sur la table traînent vodka et coke, négligemment dispersée en dessins et lettres grossièrement formées. F. me sort son numéro. Mais alors là c'est la grosse Berta, qu'ai-je fait pour mériter cela ? Et puis les mannequins tordus ça n'a jamais été ma tasse de thé. Et puis je crois en mon beau Messie. Alors laisse tomber F., pitié pour un pauvre pèlerin qui arpente le chemin sinueux (bordel ce qu'il est sinueux) de la félicité.

commentaires

13/01/10 - 23:43

A Berlin, je me faisais raser par un barbier qui avait coutume de dire : "Pas de quartier pour les blaireaux " (traduction libre et suggestive). Il avait l'habitude de lancer cela à la volée, un peu comme on disperse de la cendre.

14/01/10 - 00:47

Que vous a-t-on rasé mes bonnes fées ?

14/01/10 - 14:39

Pour 60 euros, n'importe quel psy te le dira.

14/01/10 - 14:47

60 euros ? Il faut vraiment que je m'installe là-bas !

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.