Mélopées nocturnes, insomnie gluante, tête lourde gavée de somnifères. Batterie de pilules.
Il a préparé du café, l'élixir de sa solitude. Le paquet de cigarettes négligemment posé sur le bureau est vide, les cendriers dégueulent. Métaphysique des vases.
Bientôt quatre heures et le téléphone ne sonne pas, la messagerie crie famine. C'est l'insoutenable silence. Épaisseur de la nuit, froid pénétrant. Le passeur sommeille.
Il place quelques lampes, lumière indirecte, remplir l'espace. Ne pas céder de terrain, tenir la position. Les heures s'étirent, le temps paresse. Prier pour que le jour l'emporte.
Demain il y aura d'autres combats.
04/12/09 - 05:48
les insomnies de charon
denedo