J'écoute : Chopin
Je regarde : Les Yeux sans visage
Je lis : Mauvignier
Je joue : Le matin exclusivement
Je mange : Pas assez
Je bois : Presque plus
Je cite : Le moins possible
Je pense : Ergo sum
Je rêve : J'ai une psy, merci. Même deux.
(mis à jour vendredi 23 octobre 2009 à 00:06)

10/06/2009

10/06/09 - 03:10

Mouvement musical aérien et entêtant. Images d'un dédale de ruelles sombres dans lesquelles on s'engouffre avec avidité. Le regard malicieux qui s'attarde sur quelques détails, ombres d'étreintes derrière des rideaux tirés, lampes rouges suspendues... La pensée qui s'apaise, le corps délassé, vivre les sensations durant un moment qui s'étale.

Alcôve vitrée, frissons parcourant l'échine. Prisme faussé, humeur fluctuante, retraite. Mais elle est toujours présente, incrustée en moi, déchirante. Je vois le monde comme à travers une vitre de train embuée. Tout va vite, tout est flou. Ces immeubles alignés où vivent des gens, un parc pour enfants, un vaste champ. Répétition minimaliste, structure constante sur laquelle vient se greffer un mouvement. Je ne trouve pas le repos, Morphée dans le placard...

Je repense à C. qui est partie en cherchant à ressentir l'existence. Je pense à ce qui me tue, ce qui me manque, ce qui me soulage. Les illusions sont parfois essentielles. Pas ce soir mais demain sûrement. Ainsi les jours passent, les heures s'effondrent lentement vers l'absolue inconsistance de la vie. Les perspectives s'ébranlent devant la terreur qu'inspire le vide.

Ma douleur je la nourris, elle me bouffe. Mais si je la taisais que deviendrais-je ? Consubstantielle et nocive, latente ou bien furtive. Je voudrais embrasser la liberté, que mes dents arrachent un à un ces moments fabuleux et grisants de légèreté et de paix.

commentaires

13/06/09 - 13:48

arf, quel déconneur ce Gilbert...
content de voir que ça gaze, pour toi, en tout cas. toute la maisonnée s'associe à moi pour te souhaiter une bonne continuation.

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