La musique qui pénètre mon crâne. Les cloches qui sonnent. Le buzz. Les membres flasques. Je souffre. Et puis ce manque, cette poisseur de vide croissant qui m'envahit. Absolument le nourrir pour qu'il se taise. Parfois il hurle et je me tords de douleur. Falaise et mer déchaînée, j'avance sans vraiment voir. Vision floutée, pas hésitants. Le vide, le fléau de l'espèce humaine. Le vide, mon intime hôte. Je fume l'écume des vagues et je recrache une épaisse fumée opaque. Fuir, courir vite, loin. Pilules, sommeil, pilules. Tenir bon, se maintenir en vie, on verra plus tard pour la dignité. Attendre que « ça » passe, sans aucune prise. Mandalas obsédants. Rythme saccadé qui assène son poids. S'évader. Lectures, nuits blanches. Et sans cesse passer au lendemain. Demain offre la promesse de surprises enivrantes ou détestables.
15/02/09 - 23:49
wesh wesh ... :)
ernest