Je m’étais endormi près d’un arbre solitaire, le visage posé sur une mousse.
Rêvant d’un sommeil infini sous le ciel opalin.
Que la Terre me happe, qu’elle m’enveloppe de sa douce quiétude.
Que les éléments se déchaînent contre l’œuvre de l’homme.
Moi je m’étale sur ma couche dans les bras du glouton Morphée.
Je repense au passé tout évaporé qui s’envole là-haut.
Aux années écoulées, à l’amour imparfait.
Réfugié dans ce qui reste de moi je rêve de sommeil infini.
Partir doucement, bêtabloquants, pour un autre monde.
Qui sait, peut-être y rencontrerai-je Dieu ?
Dialogue de sourd entre le pécheur et le prêchant.
Quand la douleur reflue il suffit de pleurer, il faut agir.
Sommeil aidant, je partirai.