J'écoute : La Passion selon Saint-Jean
Je regarde : Les lapidations verbeuses
Je lis : Des trucs pas drôles
Je joue : Le matin exclusivement
Je mange : Ca m'arrive
Je bois : Oui !
Je cite : Le moins possible
Je pense : Ergo sum
Je rêve : J'ai une psy, merci. Même deux.
(mis à jour dimanche 15 août 2010 à 08:34)

09/09/2010

09/09/10 - 01:55

Brecht et Weill, la colère noire, la revanche qui hurle, la justice qui doit être rendue. Il me reste peu, de tout. « Détruire ! » Il dit. Ravager, dévaster, piller, tornade. Qu'il n'en reste pas un debout. Nous tiendrons, jusqu'au bout, il le faut. Stalingrad. Survivre dans cette tour inexpugnable de l'espoir.
«Tout est soldat pour vous combattre,
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre »

05/09/2010

05/09/10 - 22:48

Ivresse, ivresses. Comme des nuées dans le ciel. On s'habitue à regarder les choses d'en haut depuis le bas. On s'allonge sur le bitume encore chaud les yeux ébahis. Car l'altération est unique, elle nous apporte une commodité supplémentaire et magique. Il n'y a que l'altération pour sublimer l'esprit. Sublimer, magnifier, dévaloriser. La palette est large, immense, multicolore, multiculturelle. Make youre desires reality.
Ivresse, ivresses, mes amours, mes putains régulières, mes catins de salon. I'm coming out. On s'allonge, on se tripote, on boit, on fume. Et les nuits chuchotent leurs promesses de longévité infinies. Vivre la nuit, se fondre dans l'immensité de la masse. Chats gris, entre chiens et loups. Aimez-vous Franz Liszt ?

05/09/10 - 20:24

Revival, parce que je l'adore.

05/09/10 - 20:21

Rêveries sur la mer. Debussy. Nous sommes face à l'infinie gloutonnerie de l'océan, mouvementé et débordant. Une sourde angoisse nous envahit les membres, comme d'habitude. Et pourtant c'est un paysage de plénitude qui s'offre à nous, d'une certaine harmonie entre différents éléments qui s'embrassent et se rencontrent. Nous n'aimons pas la mer mais juste son évocation. Souvenirs des Roches noires, souvenirs de repas sur la plage au Touquet, les promenades à Biarritz. La côte sauvage au sud de San Fransisco, Vertigo. Nous sommes un puits de souvenirs, alimentés par les voyages, la famille, la littérature, la musique et le cinéma. Nous sommes des métèques de la mémoire. L'ondine, si ravissante au demeurant est une sorcière, tout comme les sirènes antiques attiraient les marins dans les profondeurs des eaux. La mer, cette inconnue. Elle avale dans ses puissants rouleaux les aventuriers trop imprudents. Nous gardons nos distances, nous préférons les tempêtes à l'abri d'une bâtisse solide et chaleureuse, tout près, à l'abri. Nous possédons pourtant, nous cultivons même, cette curiosité de l'inconnu. Mais l'angoisse est maîtresse de tout téméraire, et nous ne sommes pas téméraire, c'est dire. La mer, le ressac, la tempête, les chiens hurlants à la mort, Un Barrage contre le Pacifique. Duras. De loin, en buvant notre cher alcool altérant. Mais nous restons intimement convaincus qu'un jour c'est l'eau qui finira par nous emporter, loin de notre si chère terre.

02/09/2010

02/09/10 - 02:32

Humeur slave. Shostakovich et Rimsky-Korsakov. Sombre et violente la musique m'arrache des pulsions, des inspirations. Nostalgie, aussi, Rachmaninov. Lamentations des esprits tortueux et des amoureux défaits. Vivacité, prolixité des âmes solitaires et solaires. On dort dans mon lit, on n'y fait que dormir. Et je ne trouve toujours pas le sommeil. Les pensées nocturnes qui m'obsèdent, l'angoisse de partir. Conviction de partir bientôt, destination inconnue. Les longs voyages qui n'en finissent jamais, voici trop longtemps que je parcours des terres brûlées, des charniers recouverts d'arbres malingres. Bois sec et froid. Pays venteux et inhospitaliers, peuples hostiles et dociles. La différence est devenue un péché, la douleur une grossièreté. On est prié d'être beau et poli, propre et ambitieux.
Mes cachets, vite, sinon je vais gamberger toute la nuit. Dieu que tout cela est pénible !

30/08/2010

30/08/10 - 22:45

Écrire, toujours, forcément. Dernier rempart contre l'abîme. Ne pas sombrer dans les ténèbres, hygiène minimale de vie. Scribouiller pour me prouver que j'existe. Besoin de se démontrer quelque chose à soi-même, sans cesse. Écrire pour dire et non pas seulement exprimer. Construire à son rythme la bâtisse du possible. L'architecture faillible mais véritable, le guet bordé de pierres centenaires. C'est étrange, d'ailleurs, l'eau. Thème récurrent. On y vient, on en vient, on y retourne. Écrire, ma seule jouissance, mon plaisir, mon bon plaisir. Quand je partirai il restera des kilomètres de phrases incongrues agglutinées les unes aux autres. Des inepties mais des pensées aussi. Car les sillons sont plus tortueux qu'on ne l'imagine. Sillonner, déraper, virevolter. C'est mon luxe, ma joie, ma ruine. Et je m'échine, sur ce site, à dégobiller ma bile, mon suc, ma révolte, mes désirs. Pourtant j'ai peur du vide. Moi: « Cette femme avait un sexe... », ma psychanalyste: « Mais les femmes ont un sexe ! »
Peur viscérale du vide, tomber dans le néant, la finitude exemptée de sens.
Pause. Je retire mes lunettes, j'allume une cigarette, je me verse un verre, j'enfourne « Live in Bologna 1985 » de Chet Baker... Même les mauvais guerriers ont droit au repos. « Stay little Valentine... »
Écrire comme les flots qui clapotent sur les plages de sable. Onduler avec les mots, jouer avec les ondulations, les reflets, les couleurs, l'opacité. Verser les lettres, gouttes de sang, mourir un peu plus à chaque fois, se tuer pour un temps qui nous dépasse. Dieu merci, il est certaines choses qui nous dépassent. Détestation de la toute-puissance, de la persuasion d'être dans LA vérité.
Souvenirs d'enfance. La grande cuisine où nous soupions, entre enfants, la nappe rouge, les plats roboratifs, les échanges malicieux. La bibliothèque de mon arrière grand-père, les échelles, les murs recouverts, le bureau au centre et puis, surtout, les dialogues. Quelqu'un qui m'a entendu, qui m'a vu. Les grands dîners où il fallait se taire, les soirées qui se poursuivaient en secret. Échanges de secrets, échanges de promesses, échanges d'éternité.
Shostakovich pour finir en beauté, écrire pour soi, pour cheminer. La nuit est jeune et nous nous entendons fort bien.

28/08/2010

28/08/10 - 23:31

Il observe quand on scrute, il regarde quand on détaille. Las, il écrase soigneusement sa Dunhill dans le cendrier déjà plein. C'est important pour lui de bien écraser ses cigarettes soigneusement, de sorte que plus aucune fumée ne s'échappe du mégot. Ne pas laisser de trace, pas de marque, incognito.
Il se demande comment dire la lutte. Comment trouver les mots justes. Parce qu'il s'agit précisément de justesse, de justice. Boire. Du champagne, ça aide à penser à la lutte. Et puis Mozart, aussi, son concerto pour piano numéro 20 n'était pas une commande, c'est un délice divin. "Dieu est mort" ? Parler de la lutte avec les armes d'un bourgeois, ou pire. Mais la lutte c'est politique, c'est psychique, c'est intellectuel, c'est sensuel. Lutter contre l'ordre établi est sa plus belle expérience de jouissance. L'orgasme de la vérité, de la logique, de la raison, contre la folie du laisser faire, de l'outrance, de l'oubli. Lui ne peut pas oublier, il a la mémoire dans le sang. Les bouteilles se vident, les coupes sont pleines, on se croirait dans un film de gangster sous la prohibition. Dieu, faut-il tant d'artifice pour libérer la pensée ? Lorsqu'on est un peu vide, certainement. Il l'est, il faut croire.
Comment dire la lutte ? Particulièrement lorsqu'on a asséché les mots, lorsqu'on est vidé de sa substantifique moelle ? Rechercher l'hypothétique lumière, la genèse de l'art. Je relis mes vieux carnets Moleskine griffonnés maladroitement, au fond, je crois, je suis un éternel adolescent et cette idée me séduit plus qu'à cette période précise.
Comment finir cette soirée aussi misérable que solitaire ? Des sonates Haskil/Grumiaux ? Une troisième bouteille de champagne ? Eluder la lutte ? Sombrer dans l'indolence du désespoir ? S'immoler par l'ignorance crasse et véhémente ? Non !

28/08/10 - 00:16

Il entend les gazouillis des oiseaux, l'eau claire qui frétille dans le lit de la rivière. Il a bu, plus que de raison, plus même. Il zigzague, chancelant de tous les côtés, à la recherche de quelque chose qui pourrait étancher sa douleur, le soulager. Il est bien tard, le monde est muet. D'ailleurs, quand tout se présente mal, le monde est toujours muet. Les chemins de traverses sont plus aisés à emprunter. Mais, que voit-il ? Oh ! De l'alcool...
Trouver le sommeil.

26/08/2010

26/08/10 - 21:21

Les premières notes du Clavier bien tempéré. Mon café froid, les cendriers remplis, le bureau en chantier. Le désœuvrement m'accapare à tel point que je ne griffonne même plus. Je relis Heine : « Jamais je ne croirai, jeune beauté, ce que disent tes lèvres revêches; De grands yeux noirs comme les tiens, La vertu n'en a point. » Et Dieu sait que ses grands yeux noirs je les ai aimés. Mais il faut savoir enterrer le passé, du moins pour un temps. Le temps s'appauvrit quand il coule dans mon lit. Le sommeil est lourd, stérile, embrumé. Mon corps endolori emmitouflé sous l'édredon, las, le regard torve qui attend de s'éteindre. Mes yeux se consument lentement.
Le piano ravive les souvenirs mais, je l'ai déjà écrit, je me méfie de la mémoire. Un baiser échangé comme s'il fût le premier. Un garçon contre moi et mes sens qui se brouillent.
Bach m'emporte loin. Soit il m'avive, soit il m'assombrit. J'hésite encore...

26/08/10 - 19:17

Un jour, Heine a pu rédiger ces quelques vers :
« Maintenant que le Dieu se montre favorable,
Je dois me taire comme un muet,
Moi qui, quand j'étais malheureux,
Ai si souvent chanté mon tourment... »
Peut-être un jour se montrera t-il aussi favorable à mon égard, j'aimerais parfois juste me laisser bercé par cette charmante illusion. Mais la vie se montre vile, fourbe et volage comme une vieille maîtresse délaissée. Il est vrai que je verse plutôt du côté de Tanatos que d'Eros. Et je scribouille rageusement sur mes petits carnets combien elle me donne la nausée, combien la solitude est crasse et la douleur permanente. Le reste du temps je m'emploie à me perdre, à rechercher l'altérité qui me soulagera mais qui, également, m'inspirera. La marge, voilà mon destin, le cheminement, ma croix. Je n'ai plus la force de crier, plus l'espoir de me révolter, plus la tendresse d'aimer. Je longe le lit de cette rivière chanteuse aux éclats d'argent. Je fraie dans les forêts sombres et épaisses. Je me prépare au grand sommeil qui, je le sens, viendra s'emparer de moi. J'attends le long voyage qui me mènera de cette berge saumâtre à l'autre. Désormais, le choix ne m'appartient plus. Je vais passer quelques messes de Bach et danser avec les anges qui m'ont si souvent accompagnés. J'aurais pour le moins mérité un peu de repos.

16/08/2010

16/08/10 - 22:52

La nuit chaloupe son corps embarrassant tout autour de lui. Bientôt elle le drapera de son linceul propre et laiteux. Car c'est bien avec la nuit qu'il fait ses plus grands voyages, ses échappées un peu folles et inénarrables. Le grand sommeil dont on ne revient jamais véritablement indemne, les yeux hagards et la tête lourde de pensées un peu encombrantes.
Il les aime ces voyages, ces jeux interminables et troubles. C'est le royaume de la nuance et des sens. La nuit on est pas vraiment seul, on embrasse le monde effrontément, on a la curiosité agile et l'aventure piquante.
Alors lui est comme Ulysse, heureux d'avoir fait un grand voyage.

15/08/2010

15/08/10 - 23:40

L'ondine volage me taquine gentiment. Comme dans un songe il y a mille éclats lumineux et puissants qui m'éblouissent. J'en suis abasourdi, transi, statufié. Je vois des rails, des kilomètres de rails avalés par un train. Des croisements, des dalles de béton, des monceaux de pierres. En un instant je suis transporté dans ce train dont j'ignore la destination. Et puis les gares défilent, anonymes, grises et brumeuses. Des noms qui me sont inconnus, des gens qui patientent sur le quai sans que le train ne s'arrête, d'ailleurs il roule à vive allure. Les rails obsédants, parallèles, infinis. Les gares de triage, les différents quais, les gens momifiés. Ce train file vers le vide, vers le point de non-retour et je suis coincé dedans, prisonnier. Il va probablement se jeter aux confins de la terre, au bout du monde.
Puis, tout doucement, je me réveille, les pieds pataugeant dans la rivière, l'ondine n'est pas très loin. Elle m'invite, usant de tous ses charmes, à la rejoindre.

15/08/10 - 08:31

Elle danse en entrechats, la vie. Pointes sur des notes de Schubert. Bien sûr, il y aura toujours ceux pour qui tout marche droit dans des bottes, vision linéaire et itinéraire rectiligne. Que rien ne dépasse ! Leur recherche de la perfection, leur esthétique, leur inconscience et inconsistance me débectent. Comme s'il existait un bon sens universel alors qu'ils assènent un ramassis de lieux communs aussi ineptes que malveillants. Peut-on trouver encore un peu de bonté en se penchant sur ce monde ?

Le petit matin m'appartient, je le fais mien. C'est la saveur intacte de ma solitude paisible. Mon café, un peu trop corsé, mes cigarettes qui se consument lentement et, surtout, ce silence religieux. Loin, très loin, des chants vengeurs des cyniques qui enlaidissent tout sur leur passage. Moi, au moins, je ne suis prisonnier que de moi même.

Dormez bien, braves gens, vous enchainerez ainsi vos jours et vos nuits avec le sentiment satisfait d'une plénitude toute accomplie.

07/08/2010

07/08/10 - 19:58

Mon sang pourpre qui se répand, épandage gluant. Je ne trouve le repos que dans l'alcool, ma vieille compagne russe a repris tous ses droits dans mon existence. Alcool, gélules, comprimés, sachets. Tout est bon pour faire taire la rombière et ses antiennes sans cesse ressassées. Je vais bientôt tout quitter, comme un amant effarouché, m'envoler loin, à l'est. A l'est, l'Eden.
Concerto pour piano de Rachmaninov, cela faisait longtemps. Prozt, l'ami ! Et mon sang qui se répand, c'est dégueulasse. Et la vodka qui coule, c'est sublime. Seulement il faut que je survive, encore un peu, avant de décoller. Boire encore, jusqu'à plus soif. La musique qui vrombit dans ma tête. Résonance ultime, résilience primaire.
Mais, putain, c'est quand le bonheur ?

27/07/2010

27/07/10 - 16:43

El dolor. Masculin et saillant, un brin vindicatif.
Il range le livre dans sa bibliothèque et presque aussitôt ressurgissent des souvenirs comme éveillés par la lecture de ces pages dont il venait à peine de s'abreuver. Lui qui s'échine à enfouir, à oublier ce passé si collant et crasseux. Lui qui se débat puis s'éveille irrémédiablement chaque nuit après un mauvais songe nimbé de somnifères. Le voilà subrepticement mis à mal, accusé par le doigt mortifère de la mémoire.
Un temps il demeure abasourdi par de tenaces maux de tête, quasiment prostré dans le creux de son fauteuil. Les soubresauts des souvenirs malins qui s'agitent, certainement. Cela arrive parfois qu'un homme projeté ainsi face contre terre subisse un choc somatique violent, lorsque corps et esprit se tenaillent à la manière des luttes antiques afin de savoir lequel des deux restera au tapis.
Et puis, lentement, il recouvre la pensée, cette lapidaire aptitude dont il aimerait parfois se délester. Enfouir, fuir, oublier. Le lourd mécanisme s'enclenche et les images reviennent. Obsédantes et enivrantes tout comme le sont les vapeurs d'alcools puissants.
Ces images qui tournoient tels des rapaces au-dessus de leur proie agonisante sans que personne ne s'en émeuve. Il trésaille, se raidit, il se souvient. Souffrances et tourments éternels, neiges en flocons drus. Peut-on réellement choisir de vivre tout en oubliant ? Il y a bien un moment où l'on effleure la limite du possible.
Il avait cru pouvoir cloisonner, compartimenter, au prix, il est vrai, de quelques furtives apparitions des images de ce passé honnis. Mais il s'agit d'un jeu dangereux. A peine le livre posé il était en miettes, défragmenté.
Lui, fourvoyé dans le tourbillon du passé. Les images d'un désir frustré, d'un être quitté, au fond, comme souvent, de l'abandon absolu qui se glisse partout en embuscade.
Il tente de lutter, un peu. Oui, se souvenir aussi de ce jeune homme blond à la peau hâlée attablé à deux coudées de lui dans ce petit restaurant près du château de la ville aux sept collines. Ce jeune homme happé dans une conversation avec une jolie fille, sa sœur ? Sa compagne ? Une amie ? L'observation est fine, le questionnement fuse tout en tâchant de ne point trop le montrer. Ne jamais révéler son intérêt à quiconque, chasse gardée. Ce jeune homme donc, il portait une paire de lunettes bleues, détail insignifiant s'il n'y avait eu accord parfait avec le reste de sa toilette. Il parlait un allemand limpide tout en prenant son repas, des gestes un peu rudes et maladroits, c'était amusant, le contraste. La chaleur commençait à tomber et l'instant devenait agréable. Lui avait un peu bu, mettons plus que de raison, et ressentait une forme d'apaisement et même, à la vue du spectacle qui lui était offert, une certaine allégresse. La soirée chuchotait ses promesses à l'oreille de ceux qui étaient prêts à l'entendre. Le jeune homme lui jeta un regard, puis d'autres suivirent. Le comble de l'embarras, la rougeur qui lui monte au front. Le voilà démasqué, gêné d'avoir pénétré une intimité, en somme confondu. Il quitte précipitamment sa table en allumant une cigarette puis s'éloignant à pas cadencés. Finalement il ne saura jamais... sa sœur ?
Oui, s'accrocher à ce souvenir, par exemple, comme il en existe tant d'autres. Mais se sont ses turpitudes nocturnes qui l'arrachent à ce droit à la paresse, à une certaine futilité, à l'indolence. Non, cela lui est interdit, les images reviennent invariablement brouiller la pensée. Alors, vite, enfouir, fuir, oublier. En achevant l'instant présent on ne le fait pas trop mentir. Que demain advienne, vite.

12/07/2010

12/07/10 - 02:00

La fatigue. Plombante, acharnée, protéiforme.
Les masques. Virevoltants, fendus, intransigeants.

Certains soirs on voudrait picoler sans limite, sombrer, profond, dans le gouffre. Trouver le sommeil. Échapper au spectacle navrant du monde qui se fout de tout. Ivre on transforme parfois ses illusions en espoirs. La douleur muette se terre. On oublie ces mythes qui nous donnent le sens de la condamnation. On se roule dans les vapeurs de l'altérité. Et même on se croit heureux ! La folie du singulier se confond dans le normatif, on passe, rien ne se passe. Il est tard, mais pas assez. Il est trop tard.

03/07/2010

30/06/2010

30/06/10 - 14:12

François et Alain sont dans un bateau...



J'ai hâte de voir la tronche du prochain remaniement...

30/06/10 - 14:10

Les chiens aboient...Fillon trépasse ?

28/06/2010